Remakes
Inspiré de Gainsbourg
Dans la tour d’incontrôle
En bout de shit,
Une voix multidingue me fait :
Coucou !
***
Les cons qui rendent
Comme un vol de poivrots pourchassés par Brual,
Fatigués de classer leurs tas de questionnaires,
Vers le bar des Rosiers, Mimi et le Brouster
Partaient, ivres d’un rêve alcoolique et fatal.
Ils quittaient sans remords le vieux fichier du BDAL,
Descendant peu vêtus pour tromper leur cerbère,
Puis ils s’allaient jeter deux ou trois petits verres.
Bref, ils oubliaient tout pour se rincer la dalle.
Chaque soir, mûrissant des lendemains de cuite,
Couvant passionnément de vertes hépatites,
Ils pressaient au comptoir leurs trognes avinées ;
Ou, penchés sur l’évier de blanche porcelaine,
Ils sentaient remonter du fond de leurs gosiers
Les relents fermentés venant de leur bedaine.
***
Sur l’air de "Le pauvre Satan est blet"
Le pauvre clodo est bourré,
Il est cuit plein et beurré,
Il a pris une biture,
Ture lure lure,
En buvant une mixture
Qui ne contenait pas beaucoup d’eau
Lan lan ture lure leau
***
Les coprins d’abord
Sur l’air de Brassens « les copains d’abord ».
(A propos de la propriété émétique de certains champignons du genre coprin lorsqu’on les consomme avec des boissons alcoolisées)
On aime bien leurs chapeaux velus,
Mais on dégueule quand on a bu ;
De boire avec on a bien tort,
Les coprins d’abord,
Quand on en bouffe un p’tit peu trop,
Arrosés d’un bon tord-boyaux,
Ça vous fout les boyaux dehors
Les coprins d’abord.
***
Sur l’air du "Poinçonneur des Lilas"
J’suis l’crucifieur de fadas,
Je cloue les pieds, les mains, les bras,
Mais parfois hélas
C’est pas Barabbas ! ploum, ploum, ploum
J’suis l’crucifieur de fadas,
A moi tout seul j’forme un syndicat,
J’suis pas pour deux sous raciste
Mais moi les Christs
J’les cloue sur deux planches en bois,
Et j’m’y prends jamais à deux foi… ploum, ploum, ploum
Un allumé dans les coins
Né dans des bottes de foin,
Et qu’a fini mégalo,
Je vais lui trouer la peau,
Car il a fait des pieds des mains
Pour choper l’ascenseur divin… ploum, ploum, ploum
Je plante des clous, des p’tits clous, toujours des p’tits clous
Pour boucler ma journée et mettre les bouts,
Puis fourguant ses fringues
Je cours faire la bringue,
J’plante des clous, des p’tits clous, encore des p’tits clous
Des p’tits clous, des p’tits clous, des p’tits clous,
des p’tits clous… ploum, ploum, ploum
J’suis l’crucifieur de fadas,
Un p’tit canon et vas y cloue mon gars !
J’ai l’humeur cruciforme
Je suis en forme
Pour aligner mes trois pékins
Plus droit qu’une haie de sapins… ploum, ploum, ploum
Les idées ça s’discute pas,
Je suis un peu réac, ça va de soi,
J’irai pas faire de l’épate
Avec Ponce Pilate,
Qui fait tourner mon p’tit turbin
Crucifier c’est mon gagne pain.. ploum, ploum, ploum
Je plante des clous, des p’tits clous, toujours des p’tits clous
Il m’arrive de planter à côté du trou,
Alors là ces dingues
Ils dégringolent de leur bastringue,
J’plante des clous, des p’tits clous, encore des p’tits clous
Des p’tits clous, des p’tits clous, des p’tits clous,
des p’tits clous… ploum, ploum, ploum
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Sur l’air de Renaud « Germaine »
Je braquais une banque à Alamogardo,
L’sheriff sort de sa planque, rieur et mégalo,
Il me dit Mec dégaine que je te troue le lard,
Mais comment les mains pleines ressaisir son pétard,
Y me colle une bastos dans mon seul œil pas borgne
Comme un desperados je crie ÔY ÔY ÔY ÔY ÔYE !
Refrain
John Wayne, John Wayne,
Tu m’as mis trois balles dans la peau,
Dans la boue je me traîne,
J’agonise et je saigne
Car c’est moi le salaud HO HO !
John Wayne, John Wayne,
Tu pisses dans mon sombrero,
J’ai beau pas être une crème,
J’ai ma fierté quand même,
Je boirai pas de cette eau.
***
Encore sur l’air de Renaud « Germaine »
Je m’allais balader près de Fontainebleau,
Plein d’acide, de teush, de coke et de psilo,
Ça a bien commencé, oui mais ça finit mal,
Car voila ce que c’est d’se saouler au mercal,
Je me cognais aux arbres tout en marmottant
Le nom d’olivenstein comme une incantation.
Refrain
Ça m’gène, ça m’gène,
Pour assurer en rando,
Les hallucinogènes,
Plein comme la lune pleine,
J’suis complètement québlo, HO HO !
Quelle haine, quelle peine,
D’être un pauvre toxico,
Vraiment la coupe est pleine,
Je pue, j’ai le teint blême,
Me voila à l’hosto.
***
Leve toi et marche





